Ségolène Royal: nouveau rendez-vous clé lundi sur TF1

Publié le par ps maromme

Par Thierry MASURE   
 

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PARIS (AFP) - Ségolène Royal affronte un rendez-vous clé lundi sur TF1, après une nouvelle semaine de difficultés illustrées par un sondage qui la donne battue au second tour par 45% des voix, contre 55% pour son rival UMP Nicolas Sarkozy, son plus mauvais score.

Ce sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France et I-Télé rendu public vendredi est la 22e enquête consécutive donnant le candidat UMP vainqueur depuis la mi-janvier. La précédente enquête de l'institut créditait M. Sarkozy de 54% contre 46% à la socialiste.

 

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La candidate sera lundi soir l'invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser", alors que l'impact médiatique de son "pacte présidentiel" présenté le 11 février à Villepinte a été contrarié par de nouveaux couacs.

"Un moment important, mais il y en aura d'autres", a déclaré vendredi un porte-parole du PS, Vincent Peillon, une façon de récuser toute pression.

 

Cet échange avec un panel de Français, a-t-il ajouté, "convient assez bien" à Mme Royal, précurseur des "débats participatifs" et la députée des Deux-Sèvres aborde donc l'exercice "avec sérénité, confiance, appétit".

 

Ségolène Royal ne paraît guère impressionnée par les couacs de la semaine écoulée: démission d'Eric Besson, responsable des questions économiques au PS, improvisation du déplacement auprès de sportifs de haut niveau en Essonne, cafouillage dans l'expression sur la politique africaine.

 

"Ne nous laissons pas intimider par la puissance qu'il y a en face. Moi, je n'ai pas les moyens massifs du ministère de l'Intérieur. Nous ne nous laisserons pas faire. Battons-nous, la victoire est devant nous", a déclaré jeudi la candidate devant 600 militants enthousiastes d'une zone rurale de la Somme.

 

Sur le terrain, l'engouement pour la candidate, qui réunit beaucoup de monde dans toutes ses meetings, ne se dément pas. "Battez-vous durement, parlez fort, on veut la session de rattrapage de 2002", voilà ce que disent les électeurs socialistes, selon M. Peillon, implanté dans la Somme.

 

Les socialistes, même ceux qui n'étaient pas pour Royal avant sa désignation par les militants, font tous entendre la même musique: l'heure n'est pas à l'auto-flagellation, mais au combat contre la droite.

 

Certes, reconnaît le secrétaire national Benoît Hamon, la campagne socialiste "est un peu polluée par tout ce qui apparaît comme des signes de dysfonctionnements". Ce que le député Jean-Christophe Cambadélis appelle "l'écume des choses".

 

"Il faut garder le cap, ça paiera. Ségolène Royal a bien fait de placer les questions sociales au coeur de sa campagne, de poser la question des moyens de protéger les plus faibles contre les risques de la vie", affirme M. Hamon.

 

Selon ce député européen, "la droite se comporte avec arrogance, comme si l'élection était déjà jouée". "Qu'elle continue!", ajoute-t-il en pensant au scénario de l'arroseur arrosé.

 

M. Cambadélis préfère s'intéresser à "la vague de fond", masquée par les sondages d'intentions de vote: "le rejet profond du bilan du sortant" Nicolas Sarkozy.

 

Ce proche de Dominique Strauss-Kahn reconnaît toutefois une difficulté à "installer le débat entre le projet politique de Ségolène Royal et celui de Nicolas Sarkozy, le débat des deux France", la campagne tournant encore autour de sujets périphériques.

 

Arnaud Montebourg, autre porte-parole de la candidate, y voit la conséquence de "la violence de la campagne négative à l'américaine inspirée des méthodes de l'entourage de M. Bush" menée par l'UMP. Cette campagne est relayée si puissamment par les médias que "la neutralité des médias" est aujourd'hui en cause, selon lui.

 

Si le débat de fond n'a pas commencé, c'est parce que l'UMP "mène une stratégie d'évitement et a choisi de ne pas répondre aux propositions" faites dimanche dernier par Mme Royal, explique pour sa part le sénateur David Assouline.

 

Publié dans Présidentielles 2007

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