Chevènement: une victoire de Sarkozy signifierait "un pays fracturé, amer"

Publié le par ps maromme

 
 

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PARIS (AFP) - Jean-Pierre Chevènement, qui soutient la candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, a estimé lundi que l'élection de Nicolas Sarkozy conduirait à "un pays fracturé, amer, dominé par l'argent-roi".

Le candidat de l'UMP est "un candidat qui joue les rassembleurs mais qui diviserait gravement le pays", a déclaré le président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen), en tenant le point de presse quotidien de la campagne de Mme Royal.

 

M. Sarkozy "offrirait un pays fracturé, amer, dominé par l'argent-roi dans une France dépourvue de charme", a-t-il ajouté.

 

A l'inverse, selon lui, la candidate socialiste serait "la présidente de la confiance retrouvée, d'une France accordée aux valeurs de notre temps et sympathique aux autres peuples".

 

Enonçant en douze points ce qui distingue M. Sarkozy et Mme Royal, M. Chevènement a accusé le premier de vouloir "confisquer la nation pour lui seul", dans "une conception attrape-tout" de la politique.

 

M. Sarkozy, "c'est la conflictualité", a-t-il poursuivi, en estimant que "la remise en cause du droit de grève dans le secteur public conduirait à un choc programmé avec les syndicats.

 

Quant à l'objectif de M. Sarkozy de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, "c'est infaisable, et en contradiction avec le discours tenu aux enseignants" par le candidat UMP, a affirmé l'ancien ministre de l'Education.

 

Le dirigeant du MRC a aussi qualifié M. Sarkozy de "candidat du capitalisme mondialisé". "Il suffit de voir qui le soutient", a-t-il dit.

 

Selon M. Chevènement, M. Sarkozy "fait appel au communautarisme" alors que Mme Royal représente "la République et la laïcité".

 

Sur la sécurité, a-t-il dit, le candidat UMP défend "le tout-répressif", tandis que la candidate PS "fait le lien entre éducation, citoyenneté, prévention, et la répression, qui est nécessaire".

 

Le dirigeant du MRC a estimé que le discours et les actes du ministre-candidat "exhalent des relents xénophobes". Quant à la politique étrangère qu'il propose, elle est "inféodée", a-t-il dit, en rappelant que le ministre de l'Intérieur s'était dépeint lors d'une visite aux Etats-unis en octobre 2004 comme "étranger à son propre pays".

 

"Là où Nicolas Sarkozy est un problème, Ségolène Royal est la solution", a conclu M. Chevènement.

Publié dans Présidentielles 2007

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