Royal et Fabius réunis pour bâtir "la gauche du XXIe siècle"

Publié le par ps maromme

 

 
SÉGOLÈNE ROYAL ET LAURENT FABIUS RÉUNIS POUR BÂTIR
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GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal et Laurent Fabius ont appelé samedi les socialistes au rassemblement lors d'un meeting commun au cours duquel la candidate du PS, du MRC et du PRG a dit vouloir bâtir "la gauche du XXIe siècle".

"Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIe siècle", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes devant environ 7.500 personnes réunies au Zénith de Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, fief de Laurent Fabius.

Devant une foule enthousiaste, elle a défendu une "gauche moderne et efficace" qui s'appuie sur "des valeurs de gauche adaptées pour accompagner ces mutations, pour apaiser les inquiétudes".

Assurant qu'elle s'inscrivait dans le sillage de François Mitterrand, Léon Blum et de l'ensemble des gouvernements socialistes, citant Lionel Jospin et Pierre Bérégovoy, elle a plaidé pour une gauche qui n'oublie "ni les luttes ouvrières, ni les conquêtes sociales", ne renonce pas "à l'égalité réelle", "n'en rabat pas sur la laïcité et les services publics" et a "les yeux ouverts sur la réalité".

Lors d'un discours de près d'une heure, la candidate a opposé "ceux qui croient à la bienveillance du marché, censé régler tous les problèmes" et "ceux qui croient à la volonté politique", "ceux qui croient que l'individu s'en tirera tout seul" et "ceux qui savent que la responsabilité individuelle se conjugue avec les solidarités collectives".

Elle a égrené les propositions de son "pacte présidentiel", de l'"allocation autonomie" pour les jeunes, à son projet de "taxer plus le capital que le travail", affirmant une nouvelle fois qu'elle augmenterait le smic à 1.500 euros brut "le plus tôt possible" dans la législature si elle est élue.

"TOUS POUR UNE"

Face aux attaques de la droite, accusée de prôner "la guerre de tous contre tous", Ségolène Royal a défendu sa méthode participative demandant "que l'on cesse de crier au populisme parce que j'ai pris la peine, avant d'agir, d'entendre ce que le peuple à nous dire".

"Qu'on cesse de brandir l'épouvantail de la démocratie d'opinion parce que je reviens aux sources de la démocratie, dont le premier principe est qu'on gouverne avec le peuple et pas contre lui", a-t-elle ajouté sous les applaudissements.

Laurent Fabius, candidat malheureux à l'investiture socialiste, avait auparavant sonné le rassemblement.

"Désormais, chère Ségolène, c'est 'une pour tous et tous pour une'", a lancé le député de Seine-Maritime, assurant : "Nous sommes ici rassemblés dans le même esprit offensif et amical pour dire notre souhait que d'ici peu de semaines, la présidente de la République s'appelle Ségolène Royal".

L'ancien Premier ministre a porté la charge contre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, surnommant une nouvelle fois le candidat de l'UMP "Monsieur Supercherie" et critiquant le "confusionnisme" du candidat de l'UDF qui apporterait selon lui à l'UMP des voix d'électeurs de gauche "abusés".

"Il n'est pas question, en particulier si on se souvient du 21 avril 2002, de faire de dispersion des voix", a-t-il souligné.

Dans ce bastion fabiusien, militants et sympathisants sont sortis du Zénith plus convaincus que rassérénés, à l'image de Claude Boulanger, une militant PS de 74 ans, qui a trouvé la candidate "très bien" mais estime qu'"elle a adapté son discours aux circonstances".

Lors de la "primaire" socialiste en novembre, les militants avaient voté à 61,5% pour l'ancien Premier ministre, lui offrant son meilleur score national, et à 24,1% pour Ségolène Royal.

Gérard Bouet, 57 ans, militant fabiusien note qu'elle "a bien évolué en matière sociale".

"Satisfaite", Maryse Morcamp, une militante PRG de 60 ans espère : "Si elle fait tout se qu'elle dit ce sera parfait".

 

 

 

Publié dans Présidentielles 2007

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