Ségolène Royal et Laurent Fabius en meeting à Rouen

Publié le par ps maromme

NOUVELOBS.COM | 24.02.2007 | 18:20

 

"On peut avoir des différences et travailler ensemble", a lancé Laurent Fabius, qui a déjeuné avec la candidate samedi midi.

 

Laurent Fabius

 

Laurent Fabius

(c) Reuters

 

Plus de 7.500 militants et sympathisants socialistes ont réservé samedi 24 février un accueil triomphal à Ségolène Royal pour son meeting avec Laurent Fabius à Grand-Quevilly, fief de l'ancien Premier ministre depuis 27 ans.

Lors de la campagne interne au PS pour l'investiture à la présidentielle, les socialistes de Seine-Maritime avaient pourtant voté à 61,5% en faveur de Laurent Fabius (meilleur score de France) et à 24,1% pour Ségolène Royal.

"On a besoin que la gauche gagne pour redonner du dynamisme au pays. Ça ne peut venir que du rassemblement de la gauche et d'abord du rassemblement des socialistes", a déclaré Laurent Fabius.
"On peut avoir des différences et en même temps travailler ensemble et tendre vers le même objectif", a-t-il ajouté.

Pour cette première réunion depuis que, jeudi soir, un comité de soutien au "pacte présidentiel" de la candidate a été constitué avec 13 poids lourds du PS dont Lionel Jospin, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, les socialistes de Seine-Maritime se sont "mobilisés", déclare Christophe Bouillon, le premier secrétaire de la fédération départementale.

 

"Il n'y a aucune amertume"

 

"Il y a une vraie mobilisation des militants. Ils ont distribué plus de 150.000 tracts et collé plus de 4.000 affiches. Il y a un vrai engouement, c'est un rendez-vous qui va compter", explique-t-il.

Il l'assure, les querelles passées sont enterrées. "Il n'y a aucune amertume, aucune réserve, mais des signes de curiosité et d'attente" comme en témoigne, selon lui, la présence de 300 élus et responsables de section au premier rang du public.

Dans le hall d'entrée du Zénith, quatre militantes de la fédération attendent les inscriptions.

Elles ont voté Laurent Fabius, mais elles militent aujourd'hui pour le rassemblement.

"Lors de la consultation interne, chacun avait à exprimer des différences, c'était normal. Aujourd'hui, nous sommes là pour le rassemblement, pour que le PS gagne", témoigne Isabelle, 47 ans.

Cinq autres militantes invitent à participer au comité de soutien de la candidate. Toutes avaient aussi voté Laurent Fabius, mais elles se sont ralliées à la candidature Royal "comme l'avait demandé Laurent dès le début", justifie Simone Pinel, 65 ans.

Michel Savary et Léonard Gros-Désir, deux anciens militaires qui arborent leurs médailles de la guerre d'Indochine, n'ont pas d'états d'âme.

"On aurait bien aimé Laurent, mais une femme, ça peut changer les choses et on a toujours voté socialiste", sourit le premier, un ancien commando parachutiste.

 

"Rassembler tout le monde"

 

"Dans une terre fabiusienne, c'est la preuve que l'on peut rassembler tout le monde autour de Ségolène", renchérit Yvan Graïc, animateur de "Désirs d'avenir", association fondée pour soutenir la présidente de la région Poitou-Charentes lors de la campagne d'investiture.

La candidate elle-même ne ménage pas ses compliments.

Dans un entretien publié samedi dans le quotidien Paris-Normandie, elle explique observer "depuis longtemps ce que font Alain Le Vern, Didier Marie et Jean-Louis Destans (respectivement présidents de la région Haute-Normandie, du Conseil général de Seine-Maritime et du Conseil général de l'Eure, ndlr) dans cette région en matière de logement, d'emploi, d'équipement et d'éducation".

Pierre Bourguignon, député-maire de Sotteville et ancien rocardien, qui avait soutenu Dominique Strauss-Kahn lors de l'investiture (14,4% en Seine-Maritime), est lui devenu responsable de la candidature Royal dans sa circonscription.

Seule fausse note dans cette quasi-unanimité, la manifestation à l'entrée du meeting de quelques dizaines de militants CGT de la fonderie de Cléon pour défendre l'emploi, et celle du réseau "Sortir du nucléaire" et de Greenpeace qui protestent contre la construction d'un réacteur de troisième génération EPR à Flamanville (Manche). (Reuters)

Publié dans Communiqué

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