L'Europe devra faire ses preuves pour qu'un référendum puisse être adopté, prévient Royal

Publié le par ps maromme

 
 

PARIS (AP) - Le délai est "très court": Ségolène Royal a répété mardi que l'Europe devrait faire la preuve de son efficacité économique et sociale pour qu'un référendum réformant ses institutions puisse être approuvé "au plus tard" le jour des élections européennes de 2009.

La candidate socialiste intervenait lors d'un colloque organisé à Paris par le PS et le PSE sur l'"Europe sociale", sous l'égide de l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors et du président du PSE Poul Nyrup Rasmussen. Elle a réitéré son engagement de soumettre un "nouveau traité" à référendum "en même temps que les élections au Parlement européen le 14 juin 2009", "au plus tard".

D'ici là, il faudra "faire la preuve que l'Europe avance", a-t-elle prévenu, "c'est très court". "Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner, mais pas l'inverse. On ne fera pas la réforme des institutions avant d'avoir prouvé que l'Europe peut marcher".

Ségolène Royal a ainsi estimé que l'Europe aurait quatre "défis" à relever d'ici à juin 2009: "réussir à lutter contre le chômage, à lutter contre les délocalisations, à investir dans l'investissement et dans la recherche et à préparer l'après-pétrole". Dans ces conditions, "nous réussirons à refaire revenir la France à la table de l'Europe" mais "il faut faire les choses dans l'ordre", a-t-elle averti.

Discrète partisane du "oui" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, Ségolène Royal s'est prononcée pour un "salaire minimum européen", un "élargissement" des compétences de la Banque centrale européenne (BCE) à la croissance et à l'emploi ou encore un "taux plancher d'impôt sur les sociétés" européen pour éviter la concurrence fiscale entre les 27.

"Tout dépend de nous", "il y a une responsabilité majeure pour les gouvernements socialistes et sociaux-démocrates de l'Europe", a-t-elle jugé, se disant prête à courir ce "risque politique" si elle est élue. "La clé de l'adoption d'un traité sur la relance institutionnelle, c'est l'Europe sociale", a appuyé le député européen PS Benoît Hamon.

Manière aussi, pour la candidate, d'ajuster le tir après ses propos critiqués de vendredi dernier sur la nation et le drapeau tricolore, où elle avait omis de mentionner l'Europe, à l'heure où les 27 fêtaient le 50e anniversaire du Traité de Rome. "Si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière", a-t-elle martelé. "Non seulement ce n'est pas incompatible, mais les deux sont étroitement liés". AP

Publié dans Présidentielles 2007

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