A Lille, Royal galvanise ses partisans pour une victoire "à portée de main"

Publié le par ps maromme

 

 
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LILLE (AFP) - Ségolène Royal a appelé ses partisans, avec le renfort de ténors de la gauche, à donner un dernier coup de rein d'ici dimanche pour lui donner à la présidentielle une victoire qui est "à portée de main" et tourner avec elle "une nouvelle page de l'histoire".

Devant une foule en liesse de quelque 20.000 personnes, gonflées à bloc par sa pugnacité lors de son débat télévisé de la veille avec Nicolas Sarkozy, la candidate socialiste s'est offert un dernier moment de "bonheur extraordinaire" lors d'un ultime rassemblement national au Grand Palais de Lille, après avoir sillonné le pays depuis quinze mois.

 

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Vêtue d'une robe noire et d'une veste rouge vif, elle avait à ses côtés Dominique Strauss-Kahn et Jacques Delors, des personnalités de la gauche modérée qu'elle a fait monter dans la dernière phase de la campagne pour tenter de rallier l'électorat centriste. Etaient aussi venues la soutenir les nordistes Martine Aubry et Pierre Mauroy, les alliés du PS Jean-Pierre Chevènement et Christiane Taubira, des socialistes européens tels le Danois Poul Nyrup Rasmussen et le Belge Elio di Rupo.

Tout au long d'un discours d'une heure, Ségolène Royal a exalté "les énergies positives" qu'elle dit avoir senties pendant sa campagne pour inviter ses partisans à "se mobiliser" d'ici le vote décisif du 6 mai. "Je sens tout simplement que nous nous aimons très fort", a-t-elle lancé.

 

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"Dimanche prochain, cette victoire que voulons tant, que nous désirons tant pour la France, elle est maintenant à portée de main", a déclaré la candidate, les bras en arc de cercle, visage rayonnant. Elle a décrit "une vague qui continue à monter, et qui doit monter" d'ici le vote, et s'est adressée à "ceux qui hésitent encore".

Une Marseillaise plus solennelle qu'à l'habitude, chantée aussi par la candidate, a conclu le meeting.

 

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Selon Dominique Strauss-kahn, "il y a 10 à 15% des électeurs qui se décident dans les dernières heures, cette mobilisation finale peut payer". Arnaud Montebourg affirmait croire à la victoire "dur comme fer". "Elle doit passer, je sens qu'elle va passer, ce serait merveilleux si une femme était élue", a déclaré une quinquagénaire du Pas-de-Calais, Thérèse Dhaine.

La foule demandait de la ferveur. "Ségolène, présidente!", "On va gagner, on va gagner!", l'interrompait le public. Puis l'ambiance est un peu tombée: la candidate, visiblement fatiguée, a décliné une partie des mesures de son "pacte présidentiel", délaissant les formules qui font mouche.

 

Rappelant l'usage du mot Kärcher par M. Sarkozy pendant la campagne, elle a toutefois appelé à laisser de côté "la part d'ombre qui sommeille en nous et qui est parfois dangereusement flattée", au profit de "la part d'espérance, la part du sourire".

 

Sur ces terres laborieuses, la socialiste s'est adressé à l'électorat traditionnel de la gauche, à travers "ceux qui ont lutté pour le droit du travail, la semaine de 40 heures". Pierre Mauroy a lancé "un appel aux ouvriers, salariés, travailleurs pauvres".

 

Ségolène Royal a aussi tenu un discours consensuel pour rassembler large: "réconcilier l'efficacité économique et la justice sociale", "le respect pour chacun, le progrès social pour tous". Jacques Delors lui a donné un coup de main en voyant dans Mme Royal celle qui veut "réconcilier les Francais du oui et les Francais du non" à la Constitution européenne.

 

Elle a appelé les Français à sauter enfin le pas en désignant une femme à la tête de l'Etat. "Le temps des femmes est venu. Est-ce que la France va oser ? Je vous dis: osez, osez!"

Publié dans Présidentielles 2007

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