Des policiers réclament le paiement d'heures supplémentaires

Publié le par ps maromme

 

DES POLICIERS VEULENT LE PAIEMENT DE LEURS HEURES SUPPLÉMENTAIRES
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PARIS (Reuters) - Plusieurs centaines d'officiers de police se sont rassemblés devant le ministère des Finances, à Paris, pour réclamer le paiement d'heures supplémentaires, refusant de "travailler plus sans gagner plus."

D'autres rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de province, de Lille à Bordeaux, à l'appel du Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire), qui voudrait voir régler ce contentieux.

Le Snop estime que cinq à sept millions d'heures supplémentaires sont dues aux 12.000 officiers de police depuis 1998, ce qui représente selon lui une enveloppe de 160 millions d'euros. "Les officiers n'ont pas à être corvéables à merci et à travailler bénévolement", affirme-t-il dans un communiqué.

Le président Nicolas Sarkozy, qui prône le "travailler plus pour gagner plus", était ministre de l'Intérieur ou des Finances pendant une partie de la période concernée.

Le Snop a décidé d'appeler à la mobilisation à la suite d'une note du mois dernier dans laquelle l'administration s'engageait à régler la question en 2008 sur la base d'un protocole d'accord de juin 2004.

L'administration demandait, selon lui, que les heures supplémentaires soient recensées et suggérait que 60% soient prises en compte et payées 9,25 euros brut de l'heure, ce que rejette le syndicat.

Dans une lettre diffusée de source syndicale, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, affirme cependant qu'"aucune décision n'a à ce jour été prise" sur les heures supplémentaires réclamées par les officiers de police.

"Toutes les pistes sont et restent envisageables, qu'il s'agisse d'approches financières, de temps récupéré (...) ou d'autres solutions originales que les échanges permettraient de dégager", précise-t-elle.

Michèle Alliot-Marie ajoute qu'une nouvelle réunion à la fin du mois de juin devrait permettre "d'engager les discussions permettant d'arrêter les grands axes de règlement de ce dossier."

Publié dans Communiqué

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