L'avenir, "sacrifié de la politique" de Sarkozy, selon Fabius
Selon l'ancien Premier ministre, "sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations" car les questions de fond ne sont pas traitées.
Le dirigeant socialiste en énumère quatre: l'environnement, le vieillissement, la solidarité et "l'égalité en actes", le financement.
"Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain", écrit-il, pointant les "catastrophes" visibles dans un horizon de "40 ans".
Or, selon M. Fabius, "malgré tous les discours, l'avenir et sa préparation sont les sacrifiés de la politique telle qu'elle va. L'agitation tient souvent lieu d'action. L'instantané médiatique sert de ligne d'horizon. L'émotion supplante la réflexion. Or la France et l'Europe ont besoin d'un cap pour le long terme".
Le député de Seine-Maritime souligne que les comptes publics "ont viré au rouge cramoisi". "Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d'euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l'épargne) ni l'offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d'un contresens économique pour se terminer par de profonds contre chocs sociaux", ajoute-t-il.